Réserve Trésor

La plante du mois

Publié le :
 6 septembre 2017
Catégorie :
 Actus de la réserve

L’Awara-monpé

 

Socratea exorrhiza © JF.Szpigel_RNR Trésor

Depuis la maison de la réserve, si vous regardez en direction du nord, vous pouvez apercevoir ce palmier à l’allure caractéristique juste de l’autre côté de la route, et légèrement sur votre droite. Plusieurs spécimens sont visibles le long du corridor de la réserve. Le sujet en face de vous ne mesure guère plus d’une vingtaine de mètres de haut, ce qui est normal chez cette espèce.

Tous les Socratea exorrhiza sont reconnaissables aisément par leur aspect élancé. Ils présentent à leur base un cône constitué de 15 à 20 racines échasses aériennes pouvant s’élever jusqu’à deux mètres de hauteur. Hérissées d’épines, toutes ces racines se rejoignent pour former l’embase du stipe. Palmier monocaule, il n’a donc qu’un seul stipe dont le diamètre mesure à peine une quinzaine de centimètres. Le feuillage est composé de cinq à huit palmes arquées, et forme une couronne hirsute. Les pennes (folioles des palmes), arrangées de manière asymétrique, sont de forme deltoïde et sont découpées ou bien dentelées en leur sommet.

La présence de ses curieuses racines échasses pourraient faire penser que ce palmier se rencontre principalement au bord de l’eau dans les forêts marécageuses, mais il n’en est rien puisqu’il peut tout aussi bien se trouver sur des sols bien drainés au sommet des collines, à l’instar de celui que vous pouvez observer depuis le parking.

Plusieurs usages lui sont connus. Dans la construction, le stipe peut-être utilisé en guise de lattes pour confectionner des planchers ou des cloisons. La sève des racines aériennes mélangée à de la pulpe issues des graines est utilisée comme poison pour la chasse. Ce palmier sert également à fabriquer des ustensiles de chasse (arc, lance…) ou de pêche (nasse…). Un aphrodisiaque serait extrait de la partie intérieure de ces racines. Sur le plan médicinal, un traitement contre l’hépatite est obtenu avec ces racines bouillies dans de l’eau.

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  • On le nomme également Parépou Djab (diable) et aussi le palmier marcheur.

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