La plante du mois
- Publié le :
- 2 avril 2026
- Catégorie :
- Actus de la réserve
Bois lélé (Quararibea duckei)
Cet arbre de petite taille, de 6 à 7 mètres de hauteur, est très facile à reconnaître grâce à sa façon de pousser. Les branches partent depuis l’axe du tronc de façon verticillée sur un plan horizontal, créant un effet étoilé, étage par étage. Cette particularité anatomique a été mise à profit afin de créer un petit ustensile, le « lélé ». Sa fabrication (interdite sur la réserve Trésor du fait de sa réglementation) est simple puisqu’il s’agit de couper le tronc des jeunes bois lélé un peu au-dessus d’un verticille et une quinzaine de cm en dessous. Chaque branche est également coupée à 2-3 cm puis le tout est écorcé. Très prisés en Martinique, les lélés artisanaux servent à touiller le ti-punch, mais l’espèce employée là-bas bien que très proche de celle de Guyane est le Quararibea turbinata.
Les feuilles du Quararibea duckei sont aussi caractéristiques, assez grandes, un peu rigides et gaufrées, elles présentent sous la face inférieure à l’aisselle des nervures des acarodomaties. Ces micro-loges hébergent des acariens, spécialement aménagées par la plante, laquelle sécrète en plus un liquide qui nourrit son hôte. En échange de ces bons procédés, les acariens protègent leur plante hôte des attaques de parasites ou de champignons dont ils se nourrissent également.
En Guyane, cette plante a une autre utilisation connue. La cendre du bois lélé est mélangée avec des feuilles de tabac. Le jus obtenu est alors prisé, cela renforcerait le pouvoir narcotique du tabac.
- Port verticillé du bois lélé
- Feuilles du Bois lélé
- feuille face inférieure Bois lélé – acarodomaties visibles
- fleur du Bois lélé






