Poursuite des études sur Anomaloglossus blanci
- Publié le :
- 20 février 2026
- Catégorie :
- Actus de la réserve
En 2023, l’association Trésor avait obtenu un financement dans le cadre du Fonds vert pour étudier, pendant une année entière, le rythme d’activité des chants des mâles Anomaloglossus blanci sur trois populations distinctes. L’analyse des précieux enregistrements nous a permis d’établir des patrons d’activité journaliers des chanteurs, mais aussi les variations au cours des différents mois de l’année.
Les résultats nous ont montré que l’espèce chantait préférentiellement en début de matinée et en fin d’après-midi, mais surtout que leurs activités se concentraient sur le tout début de la saison humide, dès les premières pluies de fin d’année.
Sur la base de ces connaissances acquises, l’association Trésor a obtenu un second financement des services de l’État au titre du Fonds Vert pour déployer une vaste campagne de recherche de nouvelles populations de cette espèce par le biais de la bioacoustique.
Ce projet est réalisé encore une fois en partenariat avec la société ENIA, l’Office National des Forêts et la réserve naturelle nationale de Kaw-Roura. Plusieurs secteurs ont été retenus, notamment la montagne de Kaw et ses deux réserves (Trésor et Kaw-Roura) mais aussi la forêt aménagée du domaine forestier permanent du secteur Mataroni/Manaré.
Cet ambitieux projet consiste à poser de manière régulière des enregistreurs programmables (Song Meter mini) le long de linéaires de cours d’eau favorables à l’espèce. Ces dispositifs enregistreront l’ambiance sonore des stations étudiées pendant une semaine. Débuté en décembre dernier, ce seront à terme près de 200 enregistreurs qui seront déployés.
Grâce au travail de la société Biophonia, avec qui nous avions travaillé lors du premier projet pour développer un outil de détection automatique, nous espérons pouvoir découvrir de nouvelles populations par l’intermédiaire de la bioacoustique. En cas de nouvelles découvertes, ces données permettront également d’actualiser nos connaissances sur la répartition de l’espèce en Guyane et d’affiner les analyses statistiques pour valider ce protocole standardisé de recherche de nouvelle population par l’approche bioacoustique.





